C’est l’hiver le plus pluvieux depuis plus de 50 ans et les mois de février et de mars ont été particulièrement froids. Nous n’avons donc pas réussi à faire autant dans le jardin que nous l’aurions souhaité. En fait, pour être honnête, il y a tellement de choses à faire que nous nous sentons un peu dépassés. Mais comme dit le fameux proverbe italien : « Chi va piano va sano e va lontano » !

The first daffodil of spring

La première jonquille de printemps

Si vous voulez planter des arbres fruitiers et des noyers, il est important de les protéger des vents dominants. Nous sommes sur une colline à la Grande Raisandière donc nous sommes continuellement secoués par les vents, et le vent dominant vient du sud‐ouest.

La route principale est également au sud‐ouest, en plus du vent, nous entendons souvent le bruit de la circulation. Notre haie sud‐ouest est peu efficace car l’ancien propriétaire, Steve, a taillé régulièrement les chênes pour le bois de chauffage. Nous avons donc commencé à planter une double haie en utilisant des jeunes plants locaux (charme, noisetier, pommier sauvage, acacia, etc.) que nous avons achetés dans une pépinière du coin.

Alexis with Christina, the owner of the local tree nursery

Alexis et Christiane, propriétaire de la pépinière locale

Il aura fallu deux personnes et un après‐midi entier pour enlever les ronces (en utilisant notre nouvelle tronçonneuse électrique !), creuser des trous, planter 20 arbres, les arroser et les pailler. Donc, cinq après‐midi pour planter les 100 arbres que nous avons achetés. Et il faudra attendre cinq ans pour commencer à en voir les bénéfices !

The newly planted south-west hedge

Alexis et la haie nouvellement plantée

Steve avait déjà essayé de replanter cette haie il y a quelques années, mais les ronces ont pris le dessus. Quand nous avons commencé à les couper, nous avons découvert, heureusement, que certains de ces arbres avaient survécu. Les chênes que nous pensions avoir été sévèrement taillés pour le bois de chauffage, ont commencé à repousser. La nature est si résiliente !

An overpruned oak springs back to life

Un chêne en haie repousse

Des boutures de nos arbustes fruitiers existants ont été plantées dans notre nouvelle pépinière du côté sud de la maison où elles recevront le plus de soleil. La paille est essentielle pour les garder au chaud pendant la nuit en avril et par la suite pour garder l’humidité dans le sol.

Preparing to put fruit bush cuttings into our nursery

Notre pépinière de boutures

L’automne dernier, Alexis a ramené des tas de boutures étonnantes de fruits de la Ferme en Permaculture Bec Hellouin (baies de goji, framboises jaunes, etc.) et les ai mises au frigo. Malheureusement, il les a laissées dans les sacs en plastique qu’il avait utilisés pour les transporter et elles ont pourri ! Il y a de nombreuses choses que nous devons apprendre avec le temps !

A homemade straw bale mini-greenhouse

Une miniserre fabriqué de paille et objets recyclés

Nous avons fabriqué une miniserre avec des ballots de paille, les emballages en bois qui contenaient nos meubles de cuisine et de la bâche en plastique.

A young weeping willow planted by the canal

Un très jeune saule pleureur planté le long du canal

Nous avons planté une rangée de saules le long de la rive nord du canal. C’est facile — il suffit de planter une branche de 1m50 et hop … ça devient un arbre. Ils vont stabiliser les bords du canal. On veut un peu sculpter la rive sud pour briser les lignes droites, donc nous ne plantons rien encore dessus. Cela dit, les ragondins commencent à casser les lignes avec leurs jeux !

Our first Hügelkultur raised bed

La première culture sur butte de notre potager!

Mais la pièce de résistance, c’est notre première Hügelkultur dans le potager. Ce mot allemand et concept en permaculture signifie littéralement culture sur butte, ladite butte contenant des bûches, des branches ou même des arbres entiers, qui sont censés fournir la fertilité pour des années à mesure qu’ils pourrissent. Certains disent qu’il est préférable de creuser une tranchée et d’y enterrer le bois. Mais la vie est courte, alors nous avons simplement posé nos troncs en ligne et les avons recouverts de la terre végétale qui longe notre Hügelkultur.

Faut juste que Mao le couvre de paille et plante des haricots !

Il faut juste que Mao le couvre de paille et plante des haricots !

Compter une heure pour faire (seul) deux mètres de hügelkultur comme ci‐dessus. Mais ensuite, il est vraiment important de le recouvrir de paille pour protéger le sol et retenir l’humidité. Nous y planterons des haricots d’ici une semaine, quand la butte se sera un peu stabilisée. La vraie beauté de ce système, c’est que nous n’aurons plus jamais à travailler la terre dans la butte !

Avant le curage, il n'y avait pas de plantes dans la mare, seulement de la vase

Avant le curage, il n’y avait pas de plantes dans la mare, seulement de la vase

Vous vous souvenez peut‐être que nous avons nettoyé notre mare l’automne dernier. Maintenant il faut ajouter des plantes oxygénantes pour filtrer l’eau et améliorer sa qualité. Alexis a donc fait un « raid » dans la mare des voisins dans ses nouveaux waders.

Scrumping for irises in the neighbours' pond

A la recherche des iris dans la mare des voisins

Avant d’ajouter ces plantes, nous voulions tester la qualité de l’eau pour voir ce qu’il y avait dedans. Nous avons donc acheté quelques kits d’analyse d’eau — un pour l’analyse avant l’ajout de plantes oxygénantes et un pour après.

Les deux mesures clés qui nous intéressaient étaient les nitrates et les bactéries coliformes.
Un taux de nitrate élevé indiquerait que les engrais chimiques fuient dans notre nappe phréatique depuis les fermes avoisinantes. Les champs qui nous entourent sont peuplés de vaches, ce qui ne représente pas un risque, mais un peu plus loin, les agriculteurs utilisent des engrais chimiques, des pesticides et des herbicides pour cultiver diverses cultures.

Les bactéries coliformes peuvent être trouvées dans l’environnement aquatique, dans le sol et sur la végétation ; elles sont universellement présentes en grand nombre dans les excréments des mammifères. Bien que les bactéries coliformes elles‐mêmes ne soient pas normalement la cause de maladies graves, elles sont faciles à mesurer et leur présence indique que d’autres organismes pathogènes d’origine fécale peuvent être présents. De tels pathogènes comprennent des bactéries, des virus ou des protozoaires pathogènes et de nombreux parasites multicellulaires.

Manure + rain = a brown liquid heading for the pond

Fumier + pluie = un liquide brun qui se dirige vers la mare

Nous étions (trop) préoccupés par le liquide provenant de l’énorme tas de fumier de cheval devant la maison qui se déversait dans la mare et par les actions de nos trois ragondins et enfin par l’urine de l’ex-propriétaire, Steve, que nous avons attrapé en train de pisser dans la mare l’autre jour.

Mesurage Norme francaise
Dureté (une mesure de la quantité de sels de calcium et magnesium) 0 – 9°fH Il n’y a pas de norme. On dit que 15 – 20°fH c’est pas mal. En gros, le plus elevé la dureté, le plus l’eau est calcaire. Notre eau n’est pas du tout calcaire donc.
Chlore 0 – 0,1 0,1mg/l maximum
PH (acidité) 8,0 6,5 – 8,5 est consideré comme bon
Nitrate 0 – 2mg/l 50mg/l maximum
Nitrite 0 0,5mg/l maximum
Cuivre 0 2mg/l maximum
Fer 0.15 0,2mg/l maximum
Coliformes totaux (une mesure de bacterie fecale) 0 0

Tableau : Analyse de la qualité de l’eau dans notre mare

Heureusement, comme vous pouvez le constater dans le tableau ci‐dessus, nous n’avons rien trouvé d’anormal. La qualité de l’eau de notre mare est excellente. Alors nous avons pu planter les iris …

Irises planted in our pond

… et prendre notre première baignade !

The first swim

Publié en coopération avec Makery.fr, qui l’ont publié le 1 mai 2018.