Plus d’erreurs à savourer

Cet été, nous avons passé beaucoup de temps à essayer de corriger une grave erreur liée au curage de la mare de l’automne dernier. Certains d’entre vous se rappellent peut‐être que la vase de la mare a été répandue sur le champ.

Etalant la vase dans le champ

L’étalement de la vase dans le champ automne dernier

Sauf qu’elle n’était pas exactement répandue autour du champ : elle a été laissée en lignes et en buttes qui se sont avérés contenir des bûches, des grosses pierres, des barres de fer et beaucoup de plastique. Laurent, le fermier qui tond le champ, l’a compris à ses dépens et a presque endommagé les lames de son tracteur. Donc, nous devons maintenant identifier chaque monticule de boue, faucher l’herbe autour de lui, enlever tous les obstacles enfouis et disperser la boue.

Floran scything in our field

Floran, qui a travaillé à la ferme en septembre

C’est une tâche laborieuse (même si ça fait bien travailler les abdos !), mais si nous ne le faisons pas, l’agriculteur ne coupera qu’un tiers du terrain et nous devrons faucher les 2/3 restants (quatre hectares !). De plus, il n’aura pas autant de foin, alors nous n’aurons pas autant de bois pour l’hiver en échange du foin. Quelqu’un a envie de travailler quelques jours dans notre champ ?!

Notre relation changeante avec les animaux

Lorsque nous sommes arrivés il y a un peu plus d’un an, nous avons été choqués par la relation que les paysans entretiennent avec les animaux : ils les utilisent pour le travail, ils les mangent ou ils les voient comme une nuisance !

Les cerfs, les sangliers, les faisans, les lapins, un héron, deux poules d’eau et qui sait quoi d’autre se cachent des chasseurs chez nous. Et le chien de notre voisin, Rebelle, se balade maintenant régulièrement dans nos terres et passe beaucoup de temps hors de sa cage.

Blanche & Rebelle

Blanche and Rebelle — quand deux cerveux se reunissent!

Cependant, après une année de pigeons dans la grange qui défèquent sur nos têtes, de ragondins dans la mare qui mangent nos plantes oxygénantes et maintenant des souris dans la maison qui se faufilent dans nos tiroirs, nous commençons à repenser un peu les choses !

L’Opération Pigeon, visant à dégager la colonie de 35 à 40 pigeons de la grange, a commencé plus tôt ce mois‐ci. Un charpentier a fermé tous les trous dans la grange, et notre voisin, Louis, a tiré quelques coups de son fusil dans la terre, ce qui a fait partir plus de 30 pigeons. Mais 4 – 5 ont refusé de partir. Même le piège à pigeons très sophistiqué de Louis n’a pas réussi à les convaincre.

Our neighbour Louis and his pigeon trap

Le piège à pigeons de Louis

Nous leur avons donc laissés quelques jours pour réfléchir, puis nous avons ouvert la porte. Deux sont partis toute de suite. Trois jours plus tard, nous avons rouvert la porte et les derniers pigeons ont quitté le bâtiment. Ah ! Maintenant, nous pouvons commencer à utiliser la grange sans ressentir un sentiment collant chaud sur nos têtes !

Les ragondins semblent avoir disparu. Ils sont devenus plus furtifs le jour où nous avons parlé d’acheter un piège à ragondins ! Et assez rapidement après ils ont disparu complètement. Vraisemblablement, ils ont trouvé un meilleur étang quelque part. Ou ils ont été mangés par la buse qui survole nos terres.

En ce qui concerne les souris, qui ont décidé qu’un bon endroit pour faire caca était dans notre lit sous la couette, pour le moment nous avons mis toute la nourriture dans des bocaux et des tupperware, et quand nous ne sommes pas là on branche une prise ultrason qui n’est pas censé être leur musique préférée. Mais nous ne sommes pas sûrs que cela suffira. Nous résistons à l’idée de mettre du poison pour le moment, mais maintenant que nous vivons au milieu de la nature, notre relation avec les animaux commence à changer un peu !

Pas de pluie aujourd’hui. Ou demain.

Après l’hiver le plus humide des 50 dernières années, il n’a plu que quatre fois cet été ! Une fois en juin (quand la mare a débordé !), une fois en juillet, une fois en août et une fois en septembre. La terre est comme du béton. Le niveau de la mare est en baisse d’environ 80 cm. (Mais nous avons encore beaucoup d’eau à cause du curage de l’année dernière. Et oui, l’eau est à nouveau propre après la débâcle du fumier !).

Steve building the diving platform with the help of our neighbour Gilles

Installant les poteaux de la future plateforme plongeoire

Les 125 arbres que nous avons plantés pour renforcer la haie au sud‐ouest ont failli mourir de soif après avoir été étranglés à la naissance par des orties, des chardons et des ronces. Nous utilisons beaucoup de paille pour protéger le sol du soleil et conserver l’humidité. Mais si l’on continue comme ça, avec les étés très sec et les hivers très humide, nous aurons besoin de beaucoup plus de stockage d’eau de pluie, c’est-à-dire plus de mares (probablement un par hectare) et nous avons besoin d’une pompe à eau solaire portable. On dirait que les Suisses en ont une: https://www.ennos.ch/. Avons‐nous des amis suisses qui veulent nous en acheter un pour Noël ? 😊

Une récolte exceptionnelle

Malgré l’absence de pluie, nous avons eu des récoltes fantastiques de framboises, haricots, pêches, poires, courgettes, tomates, groseilles, raisins, coriandre, sauge et fraises.

Blanche and te

Notre première courgette a mis un grand sourire sur le visage de Blanche!

Nous avons des framboises non‐stop d’avril à novembre. Il semblerait que nos plants de tomates continueront à produire en octobre. De même, le tipi d’haricots magique.

Le tipi d’haricots magique

En revanche, notre récolte de pêches, bien qu’immense, n’a duré que deux semaines.

Peach tree in our field

Un de nos 15 pechers

Heureusement, nous avons réussi à en mettre beaucoup en bocaux et d’autres fruits et légumes aussi.

Bottling tomatoes

Les tomates en bocaux pour l’hiver

Nos premiers kakis sont sur la branche mais nous n’avons pas encore d’asimines ! Kakis et asimines en France ! Qui savait ?

Kaki fruit tree at our farm

Un de nos arbres de kaki

140 visitors this summer

Nous estimons qu’environ 140 personnes ont visité la ferme cet été (ce qui explique le délai depuis notre dernière newsletter !).

People in the garden at Blanche's 40th

Du monde à la ferme

Autrement dit, nous n’avions que trois jours pour nous‐mêmes ! C’est génial de montrer notre magnifique ferme à tant de gens, mais cela peut être un peu fatiguant pour nous. Donc l’année prochaine nous passerons plus de temps à la pratique du farniente. Vive le farniente !